Ça recommence. De nouvelles victimes, des enfants, des mères, des pères, des frères, des soeurs, des jeunes, des vieux à qui on a encore ôté la vie pour rien. Des milliers de vies brisées par ce nouveau malheur qui nous touche encore tous en plein coeur, en pleine âme. Je sais. Je sais ce que ressentent ces parents qui ont perdu leurs bébés. Leurs vies se sont arrêtées. Ils s’imaginent que le temps est suspendu pour tout le monde autour d’eux, que nous sommes toujours le 14 juillet et que rien n’est arrivé. Cette douleur qui emprisonne le coeur, cette injustice contre laquelle il n’y a aucun moyen de lutter. Dans notre malheur nous avons eu la chance de n’avoir personne à accabler, personne n’était responsable si ce n’est la vie. Je pense à eux, tellement fort, je les serre dans mes bras par la pensée, c’est tellement peu, que puis-je faire d’autre ? Comment a t-on fait pour se remettre du 7 janvier puis du 13 novembre ? Je ne me souviens plus. Je sais juste que comme chaque fois j’ai mal, j’ai peur et je me sens impuissante. Que faut il faire pour que cela cesse ? Est-ce à nous d’entrer en résistance comme l’ont fait nos aïeux en des temps encore si proches ? Comment fait-on pour lutter contre cet ennemi qui a de multiples visages mais un seul but, éteindre la vie, notre vie ? J’ai le fol espoir que la haine profonde qui les anime finira par les rendre stériles. Ils détestent la vie, donnons là ! Aimons-nous, faisons des enfants, luttons avec nos armes. Elles semblent plus faibles que les leurs mais c’est tout le contraire, elles sont plus fortes car elles sont tout ce qu’ils exècrent.
J’ai longtemps hésité à publier mes photos de la semaine aujourd’hui. Une lumière s’est éteinte encore un peu plus en moi et bloguer me semblait à nouveau si dérisoire, si vide de sens. Et puis la vie. Le sourire de mes enfants, leurs rires, leurs cris, leurs bêtises aussi. Comme réponse à cette barbarie. Comme un très minime hommage aux victimes. Je pense à vous.
Fatigue et déception mêlée après la veillée pour la finale de l’Euro 2016.
Sourire retrouvé grâce à un petit morceau de cuir.
Jumeaux aventuriers et peu farouches.
Prenez soin de vous. Et à dimanche prochain.
leroy says
Il faut avancer… il faut vivre et profiter de tout, encore plus chaque fois… même si, nous adultes, on se sent lourds et amers…. Hier soir j’ai assisté à un concert avec mes grands;;; une énergie du tonnerre, un moment fort et bon… aujourd’hui, en revenant de chez ma maman nous avons assisté à une cérémonie d’hommage aux victimes dans notre village. A la fin, Sarah m’a dit « j’ai un peu honte, j’ai plus les Fréro de la véga en tête que l’attentat de Nice »…. et je lui ai dit « tant mieux ! »…
Nins92 says
Oui il faut avancer c’est vrai mais cette accumulation d’événements terribles me touche de plus en plus à chaque fois, c’est effrayant. Quand on est parent l’insouciance n’est plus vraiment au programme mais alors là je trouve que c’est pire que tout. Tu as bien répondu à ta fille, c’est tellement mieux oui. J’ai vu que les Frérots était à Jean Laville, c’était sympa ?
bbbsmum says
je partage ton sentiment… j’ai aussi hésité et puis je voulais quand même garder la trace d’un peu de doux pour mon loulou
je t’embrasse fort <3
Nins92 says
Merci, j’ai peur qu’on s’habitue peu à peu à tout cela. Je t’embrasse fort aussi <3 avec du retard 🙂