La vie de chez nous, Les Jumeaux

Complicité au carré

complicite1Je n’ai jamais été très douée en mathématiques. Pourtant, quand nous avons découvert que j’abritais au creux de mon ventre non pas un mais deux bébés, très vite j’ai compris qu’il allait falloir compter, et vite. On s’imagine généralement que le fait d’avoir des jumeaux multiplie tout par deux. C’est vrai mais pas toujours. Tétées, couches à changer, bains à donner. Le total de toutes ces petites choses au bout d’une semaine avec des jumeaux nouveaux-nés peut donner le vertige. Maintenant prenez vos calculatrices et essayer de faire le calcul suivant. Deux bébés portant des bodies croisés en taille 1 mois, changés environ huit fois par jour. Combien de pressions Papa et/ou Maman auront-ils ouvert puis refermé à la fin de la journée (Si vous faites le calcul pour la Maman, vous pouvez facilement ajouter quinze ou vingt points, trop de pression). Parfois, on a l’impression que les tâches sont multipliées par cent (ce ne sont pas mes enfants que je traite de tâches, rassurez-vous) ou même par mille (Quoique, arrivée à mille, pour les tâches j’ai besoin d’un peu plus de réflexion).

complicite3Pour les émotions, c’est exactement la même chose. Chaque jour est une véritable équation à deux inconnues. Ces petits êtres de deux ans et quelques mois n’ont pas fini de nous surprendre et nous découvrons encore les multiples facettes de leurs personnalités. Il y a, dans notre foyer, un nombre assez fous de relations. Une famille nombreuse, un couple, des parents et leurs enfants, un cadet devenu l’ainé de deux bébés arrivés en même temps, une soeur, son frère jumeau et un grand frère qui veille sur tout ce petit monde depuis tout là-haut. Nous sommes liés les uns aux autres, par l’amour, la vie, le sang. Quand je vois mes enfants vivre ensemble, je suis remplie de joie. Ils s’aiment, c’est évident. Ils se sentent aimés, c’est apaisant. Amel et Isaq sont liés par beaucoup plus.

Tous les parents de multiples doivent se demander  à un moment ou un autre quelle complicite2sera la relation entre leurs jumeaux. Tous les parents de plusieurs enfants se posent cette question aussi, mais tout le monde s’accorde à dire que la gémellité a ses mystères et la relation entre les jumeaux est surement le plus intrigant. Pour ma part je me suis posée la question dès la grossesse et je me demande encore comment ils vont évoluer l’un aux côtés de l’autre. Au fil des mois, nous avons vu leur relation naitre, changer, se bonifier et ces derniers temps elle devient quasiment magique. Ils se câlinent, se font des bisous, se consolent, s’aident à se relever quand l’un tombe, se cherchent quand l’autre n’est pas là. Ils se disputent aussi, se jalousent, se chamaillent, se mordent et se crient après. Ils ne font rien de tout ça à moitié. Ils se donnent à fond dans cette relation à l’autre, notion ambiguë tant ils se ressemblent finalement. À leur âge, ils ne jouent pas, ils expriment et reçoivent des sentiments bruts. Leur complicité est belle à voir parce qu’elle nous plonge au coeur de la gémellité comme je l’imaginais.

Une union forte et sincère, innée pour eux qui sont deux depuis toujours.

8 thoughts on “Complicité au carré

  1. Avec mes 2 paires de jumeaux je vois également la différence.
    Mes grands ne sont pas du tout complices (ça tourne à chaque fois en pugillat entre « Maman, PetitChat il m’a tapé’ et « Papa, PetitLion a pris ma voiture ».)
    Mais ils sont solidaires (l’union fait la force), ils se protègent mutuellement à l’école, sans être fusionnels.
    Les petits, sont très souvent ensemble, jamais loin de l’autre et on a droit, à 12 mois, à des courses de 4 pattes en rigolant, à des parties de cache-cache dans les rideaux…). C’est fou ! Pourvu que ça dure…

    1. Ah c’est marrant ce que tu racontes. Ça doit être encore une autre expérience, deux paires de jumeaux. Et de voir comment ils se comportent tous les quatre ça doit être très intéressant aussi 😉

  2. Eh bien ici du haut de leurs presque 5 ans, leur relation est assez forte, mais pas fusionnelle. S’ils savent occasionnellement faire une chose seul, ils ont du mal bien souvent à se passer l’un de l’autre. L’attitude est très variable selon le moment : jouer ensemble et s’éclater dans différents types d’activités, ou alors s’éclater…mais plutôt en se mettant sur la tronche 😀
    En bref, chaque jour est un jour nouveau, et mieux vaut ne pas être trop loin en cas de débordement d’énergie, dans tous les sens du terme !

    1. Ah je veux bien te croire pour le débordement d’énergie, je suis épatée de voir avec quelle force ils s’opposent l’un à l’autre parfois, certain de ne pas lâcher avant l’autre. Et c’est pareil pour le mal à se passer l’un de l’autre. Nous ne les avons jamais séparés bien longtemps, l’an prochain ils ne seront pas dans la même classe, me demande bien comment ça va se passer…

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